Tudchentil

Les sources sur les gentilshommes bretons

L'histoire de Keroulas

Du Moyen Âge à nos jours

Par la famille de Keroulas.

Depuis le Moyen-Âge, le berceau de la famille de Keroulas se trouve au manoir de Keroulas à Brélès, en Pays de Léon. Plus de 6 siècles et près de 20 générations plus tard, cette belle demeure du XVIIe siècle est toujours la résidence de descendants de la famille.

Le manoir de Keroulas conserve de précieuses archives dont les plus anciennes datent de la fin des années 1300. Elles ont permis de remonter aux périodes les plus reculées de l’histoire familiale.

Le nom de famille de Keroulas s’est éteint en Pays de Léon au XVIIIe siècle. Les Keroulas d’aujourd’hui descendent de Ronan Mathurin de Keroulas (1730-1810) qui s’installe vers 1764 au manoir de Tal ar Roz au Juch près de Douarnenez. Sa nombreuse postérité estimée à plus de 5.000 personnes a surtout essaimé au Juch et dans les communes environnantes.

Ce beau livre illustré, travail collectif de plusieurs enfants de la famille, vous invite à plonger dans la destinée des Keroulas, à suivre son évolution au fil des siècles et à découvrir de nombreux épisodes parfois très surprenants.

Le livre est en vente chez l’éditeur aux éditions Récits au prix de 35 €.

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Manoir de Crénan, Le Feuil, bâti par les familles Le Nepvou (XIVe s.) et Perrien (XVIIe s.).
Photo A. de la Pinsonnais (2008).

Clos de Kerpont (du) - Preuves de noblesse pour la Petite Écurie (1727)

Jeudi 7 octobre 2021, transcription de Armand Chateaugiron.

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Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 32114, no 27, folio 59.

Citer cet article

Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 32114, no 27, folio 59, transcrit par Armand Chateaugiron, 2021, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 7 février 2024,
www.tudchentil.org/spip.php?article1464.

Clos de Kerpont (du) - Preuves de noblesse pour la Petite Écurie (1727)

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Bretagne et Lorraine, avril 1727

 

Preuves de la noblesse de Nicolas du Clos de Kerpont, agréé pour estre élevé page du roi dans sa Petite Écurie sous la charge de monsieur le marquis de Béringhen, premier écuyer de Sa Majesté.

D’or à un chevron de gueules surmonté à la pointe d’une etoile de mesme à six rais, et acompagné de trois coquilles de sable deux posées en chef et l’autre à la pointe de l’ecu. Casque de profil.

 

Ier degré - Nicolas du Clos du Kerpont, 1711.

Extrait du regitre des batesmes de la paroisse de Notre Dame de la ville de Nanci, en Lorraine portant que Nicolas, fils de Jean François du Clos, ecuyer, seigneur du Kerpont, et de damoiselle Anne-Christine de Martigni sa femme, naquit le treize et fut batisé le quatorziesme jour du mois de septembre de l’an mil sept cent onze. Cet extrait delivré le seiziesme jour du mois d’aoust de l’an mil sept cent vingt, signé Rouzeau, curé de l’eglise de Notre Dame à Nanci et legalisé.

 

IIe degré, père et mère – François du Clos, seigneur du Kerpont, Anne Christine de Martigni sa femme, 1706. D’or à un sautoir de gueules acompagné au chef et à la pointe de deux testes de lions d’azur une dans chaque canton, et en flanc de deux testes de léopard aussi d’azur dans chaque flanc.

Contract de mariage de François du Clos, ecuyer, seigneur du Kerpont, capitaine de grenadiers dans le régiment de Roussille, et fils d’Yves du Clos, vivant ecuyer, sieur dudit lieu du Kerpont, et de damoiselle Anne Cambrai sa femme, acordé le vingt septiesme jour du mois d’octobre de l’an mil sept cent six avec damoiselle Anne-Christine de Martigni, fille de Joseph de Martigni, ecuyer, sieur de Batelmont, major de cavalerie du rgiment de Montrevet, et de damoiselle Anne-Caterine Gaillard. Ce contract passé devant Cuni, tabellion à Marsal.

Arrest de la cour des aides à Paris rendu le vingtiesme jour du mois de février de l’an mil sept cent dix sept par lequel François du Clos du Kerpont, capitaine des grenadiers dans le régiment de Roussille, est déclaré noble et issu de noble race, en conséquence des titres qu’il avoit produits pour le justifier. Cet arrest signé d’Olivier.

Extrait du regitre des batesmes de la paroisse de Saint Germain de la ville de Rennes, portant que François, fils d’Yves du Clos, ecuyer, sieur du Kerpont, et de damoiselle Anne Cambai, sa femme, naquit et fut batisé le premier jour du mois d’avril de l’an mil six cent soixante dix huit. Cet extrait délivré le vingtiesme jour du mois de mars de l’an mil sept cent onze, signé Rufflé, curé de l’eglise de Saint Germain à Rennes, et légalisé.

 

[folio 59v] IIIe degré, ayeul – Yves du Clos, seigneur du Kerpont, Anne Cambrai sa femme, 1677. D’or parti d’azur.

D’or à un chevron de gueules surmonté à la pointe d’une etoile de mesme à six rais, et acompagné de trois coquilles de sable deux posées en chef et l’autre à la pointe de l’ecu.

Extrait du regitre des mariages célébrés dans l’eglise de Saint Germain de la ville de Rennes portant qu’Yves du Clos fut marié dans ladite eglise avec Anne Cambai le vingt cinquiesme jour du mois de février de l’an mil six cent soixante dix sept. Cet extrait délivré le vingt sixiesme jour du mois de janvier mil sept cent dix sept, signé Ribot, curé de ladite eglise de Saint Germain à Rennes, et légalisé.

Vente faite le vingt cinquiesme jour du mois de janvier de l’an mil six cent soixante quatorze par Yves du Clos, à Olivier du Clos son frère ainé, ecuyer, seigneur du Bois Heulin, de toute la part qui lui revenait dans les biens d’André du Clos, vivant ecuyer, sieur dudit lieu du Bois Heulin, et de damoiselle Anne de Calmesnil sa femme, leurs père et mère, moyennant la somme de quinze cens livres dont ledit Yves du Clos avoit besoin pour lever une compagnie de cavalerie.

Extrait du regitre des batesmees de la paroisse de la Goulafrière au dioceze de Lizieux portant qu’Yves, fils de noble André du Clos, ecuyer, seigneur du Bois Heulin, et de damoiselle Marie de Calmesnil, sa femme, naquit et fut batisé le quinziesme jour du mois de juillet de l’an mil six cent quarante six. Cet extrait délivré le septiesme jour du mois de mai de l’an mil sept cent vingt un, signé de Longchamp, curé de l’eglise de la Goulafrière, et légalisé.

 

IVe degré, bisayeul – André du Clos seigneur du Bois Heulin, Anne de Calmesnil sa femme, 1619. D’azur à une fasce d’or ondée accompagnée de trois coquilles d’argent posées deux en chef et l’autre à la pointe de l’ecu.

Contract de mariage d’André du Clos ecuyer fils de Richard du Clos ecuyer et de damoiselle Marie d’Aché, sa femme, acordé avec damoiselle Anne de Calmesnil, le treiziesme jour du mois d’octobre de l’an mil six cent dix neuf. Ce contract passé devant les tabellions du lieu de Champosou, diocèze de Seez, et election d‘Argentan.

Jugement rendu le dixiesme jour du mois de juin de l’an mil six cent soixante six par M. de Marle, maitre des requestes et comissaire departi dans la généralité d’Alençon, par lequel il estime qu’André du Clos ecuyer sieur du Bois Heulin, demeurant dans la paroisse de la Goulafrière, election de Bernai, et fils de Richard du Clos, ecuyer, [folio 60] et de damoiselle Marie d’Aché, sa femme, doit estre maintenu dans la possession de sa noblesse, en conséquence des titres qu’il avoit representés pour la justifier depuis l’an mil cinq cent. Ce jugement signé de Marle.

 

Ve degré, trisayeul– Richard du Clos, sieur du Mesnil Renard, Marie d’Aché, sa femme, 1587. D’or à trois chevrons de gueules.

Contract de mariage de Richard du Clos, ecuyer, fils de noble Roger du Clos, ecuyer, sieur du Mesnil Renard, et de damoiselle Anne de Vernois, sa femme, acordé avec damoiselle Marie d’Aché le quatriesme jour du mois d’octobre de l’an mil cinq cent quatre vingt sept. Ce contract passé devant les tabellions de Montreuil.

Cession d’héritages faite le troisiesme jour du mois de décembre de l’an mil cinq cent soixante quatorze par Richard du Clos, ecuyer, à Nicolas du Clos son frère ainé, ecuyer, sieur du Mesnil-Renard, tous deux héritiers de Roger du Clos leur père, vivant ecuyer. Cet acte reçu par les tablellions de Montreuil.

 

Nous, Charles d’Hozier, conseiller du roi, ecuyer, généalogiste de sa maison et de ses écuries, garde de l’armorial général et juge d’armes de France, et chevalier de la religion et des ordres nobles et militaires de Saint Maurice et de Saint Lazare de Savoie,

Certifions au roi et à messire Henri-Camille de Beringhen, premier ecuyer de Sa Majesté et mestre de camp d’un régiment de cavalerie, que Nicolas du Clos – du Kerpont a la noblesse nécessaire pour estre admis au nombre des pages que Sa Majesté fait élever dans sa Petite Ecurie, comme il est justifié par les actes qui sont énoncés dans cette preuve, laquelle nous avons vérifiée et dressée à Paris le mardi huitiesme jour du mois d’avril de la présente année mil sept cent vingt sept.

 

[Signé] d’Hozier.