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Les sources sur les gentilshommes bretons

Le gothique flamboyant du cloître de la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier (1461-1468)
Photo A. de la Pinsonnais (2009).

Guergorlay (de) - Réformation de la noblesse (1671)

Lundi 1er juillet 2013, texte saisi par Jean-Claude Michaud.

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La noblesse de Bretagne devant la Chambre de la Réformation 1668-1671 - Comte de Rosmorduc, 1896, tome III, p. 386-398.

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La noblesse de Bretagne devant la Chambre de la Réformation 1668-1671 - Comte de Rosmorduc, 1896, tome III, p. 386-398, 2013, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 24 avril 2017,
www.tudchentil.org/spip.php?article910.

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Guergorlay (de) - Réformation de la noblesse (1671)
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Seigneurs du Cludon, de Guengat, de Rimaison, de Lesascouet, de Lossulien, de Pestivien, de Kelsalaun, de Keryavily, etc...

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Guergorlay (de)
Verré d’or et de gueulle.

Extraicts des registres de la Chambre establie par le Roy pour la reformation de la Noblesse du pais et duché de Bretagne, par lettres patantes de Sa Majesté du mois de Janvier 1668, verifiees en Parlement :

Entre le Procureur General du Roy, demandeur, d’une part.

Et messire Jacques-Claude de Guergorlay, chef de nom et d’armes de Guergorlay, chevalier, sieur du Cludon, de Guengat, Rimaison, Lesascouet, Kervern, Lossulien, Kerangoaz, Pestivien et autres lieux, demeurant en son chasteau du Cludon, paroisse de Plougonnever, evesché de Treguier, ressort de Lannion, messire Vincent de Guergorlay, chevalier, sieur de Guengat, son frere puisné, deffendeurs, d’autre [1].

Veu par ladite Chambre :

[p. 387] La declaration faite au Greffe d’icelle par ledit sieur du Cludon, de soustenir, tant pour lui que sondit frere, les qualites d’escuier, messire et de chevalier par eux et leurs predecesseurs prise de tout temps, comme sortis d’ancestres nobles et recogneus tels et des plus qualiffies de la province et qu’ils portent pour armes : Verré d’or et de gueulle, du 17e Febvrier 1671, signee : le Clavier.

Induction desdits deffendeurs, sur le seing dudit sieur du Cludon et de maistre Jan Bretagne, son procureur, signifiee au Procureur General du Roy, par Gaudon, huissier en la Cour, le 20e dudit mois de Febvrier, par laquelle ils soustiennent estre issus d’une antienne chevalerie tres illustre et tres antienne seigneurie et banneretz, sous l’evesché de Cornouaille, et comme tels devoir estre, eux et leurs dessandans en mariage legitime, maintenus dans tous les noms, titres, armes, privileges, preeminances et prerogatives de noblesse et chevalerie apartenant aux personnes de cette condition et inscrit au roolle des chevaliers de l’evesché de Treguier, sous le ressort de Lannion.

Pour establir la justice desquelles conclusions articulle à faitz de genealogie que ledit sieur du Cludon, deffendeur, est fils aisné, heritier principal de hault et puissant messire René de Guergorlay et de dame Louise de Guengat, heritiere de cette maison, et ledit Vincent de Guergorlay, fils puisné ; que ledit René estoit fils de noble et puissant messire Charles de Guergorlay, chevalier de l’Ordre du Roy, de son mariage avec dame Charlotte de la Voue ; que ledit Charles estoit fils aisné de Jan de Guergorlay, cinquiesme du nom, et de dame Marie de Keroignant ; que ledit Jan estoit fils d’Amaury de Guergorlay et de dame Françoise de Kerguisiou ; que ledit Amaury estoit fils aisné de Rolland de Guergorlay, de son mariage avec dame Janne Riou, heritiere de Kerangouez ; que ledit Rolland estoit fils aisné de Jan de Guergorlay, quatriesme du nom, et de dame Marguerite de Boiseon ; que ledit Jan estoit fils aisné de Jan de Guergorlay, troisiesme du nom, de son mariage avec dame Marguerite de Plusquellec ; que ledit Jean estoit fils unicque de Jan de Guergorlay, second du nom, et de dame Aliette de Coetquenan ; que ledit Jan estoit fils aisné de Thibault de Guergorlay, qui fils aisné estoit du mariage de Jan de Guergorlay, premier du nom, et de dame Alix Bilzic, dame du Bruil, du Cludon et de Keryavily ; que ledit Jean estoit d’un puisné de Guergorlay, lequel nom de Guergorlay est cellui d’une tres illustre et tres antienne seigneurie sous ledit evesché de Cornouaille, sy recommandable qu’au proces d’entre le comte de Montfort et Charles de Blois, pour le duché de Bretagne, cellui-cy pour [p. 388] apuier son droit de succeder à Jan troisiesme, precedent duc, pour la preuve de l’uzance, allegue entr’autres exemples ce qui s’estoit fait dans la maison de Guergorlay laquelle, comme thesmoigne l’istoire, est qualifiee en cette enqueste de Charles de Bloys, de l’an 1341, l’une des plus grandes et notables baronnies de la province. C’est d’un des puisnes de cette maison que ledit deffendeur a l’honneur de dessendre et se trouve aujourd’uy chef de nom et d’armes, la branche de l’aisné, apellé Jan de Guergorlay dans la mesme enqueste, s’estant terminee dans une fille unicque, apellee Janne de Guergorlay, qui fut maryee à Raoul, sire de Montfort et de Gael, dont issut Jan de Montfort, seigneur dudit lieu de Guergorlay, lequel epouza, en 1407, Anne, heritiere de Laval et de Vitré, à condition de prendre le nom, les armes et le cry de Laval, au moyen de quoy cette seigneurie de Guergorlay est demeuree longtemps unye à celle de Laval jusques à ce que le seigneur duc de la Tremoille l’ayant vendue à un estranger, le sieur marquis du Timur, issu d’un autre puisné de Guergorlay, s’en fist adjuger le retrait lignager. Les preuves de la noblesse de cette maison et de sa transfusion dans celle de Laval sont faites par ladite induction, selon l’ordre du temps, mais qu’il fault remarquer encore que dans quelques histoires modernes le nom de Guergorlay soit escrit Kergorlay et quelque fois Kaergorlay, c’est par une erreur que la conformité de la prononciation et le commun uzage des noms de Basse Bretagne a introduit, tous les titres antiens et modernes justiffient qu’il faut escrire Guergorlay, entr’autres un acte en latin, de l’an 1200, que produist ledit deffendeur, par lequel il fait voir que Pierre de Guergorlay estoit en ce temps la grand senechal pour le Duc en l’evesché de Cornouaille. Comme le deffendeur n’est pas saisy des titres de sa maison, il est obligé d’avoir recours à l’histoire, pour en faire voir l’islustre antiquité, par exemple d’Argentré raporte dans son histoire, feillet 93, qu’il n’y a que neuf antiens barons en cette province, car il n’i a seigneur en Bretagne, pour grand et antien qu’il puisse estre, soit de Rohan, de Rieux, de Rostrenan, de Dinan, de Montfort et de Guergorlay, qui soit antien baron, quoy que leurs maisons soient terres nobles et tres antiennes, que le mesme historien raporte, feillet 455, que le sire de Guergorlay fut trouvé mort aupres du corps de Charles de Blois, qui fut tué à la bataille d’Auray, l’an 1364, et l’on void par les croniques de Vitré, page 68, incerees dans l’histoire de du Baut, que ce mesme seigneur de Guergorlay, quy s’apelloit Jean, avoit epouzé Marie de Leon, fille du vicomte de Leon et sœur de la dame Janne de Leon, fille et heritiere dudit [p. 389] vicomte et femme du vicomte de Rohan, de laquelle Marie de Leon il n’eut qu’une fille, qui fut mariee au seigneur de Montfort, et leur fils aisné, qui avoit pris la seigneurye de Guergorlay, espouza en 1407 Anne de Laval, heritiere de cette grande et illustre maison, à condition d’en porter le nom et les armes. Le sieur du Chastelet, qui a retiré plusieurs extraits de la Chambre des Comptes de Paris, pour les incerer dans l’histoire du connestable de Guesquelin, en raporte un, feillet 290, qui fait voir que Jean de Guergorlay estoit capitaine des gens d’armes en 1352, servant dans l’armee commandee par le marechal de Nesle ; cet extrait est une quitance donnee à Bertelemy du Drach, l’11e Aoust 1352 ; et dans la liste des gentilshommes qui assisterent aux Estats de 1057, tenus à Nantes, sous le regne du duc Yvon, le seigneur de Guergorlay y est mis au rang des bannerets.

Et pour justifier des filliations et dessandance par lesdits deffendeurs alleguees, raportent :

Sur le degré dudit messire René de Guergorlay, leur pere, et de dame Louise de Guengat, leur mere, le nombre de vingt-deux pieces :

La premiere est un acte judiciel portant la tutelle et pourvoyance de nobles et puissans messires Jacques-Claude de Guergorlay, seigneur du Cludon, Vincent de Guergorlay, seigneur de Rimaison, et autres enfans mineurs de deffunt hault et puissant messire... [2] chef du nom et d’armes de Guergorlay, vivant seigneur du Cludon, Keranguez, Kerprigent, Kerbabu, baron de Pestivien, etc., de son mariage avec dame Louise de Guengat, demeuree sa vefve, par laquelle ladite vefve auroit esté instituee tutrice desdits mineurs, du 13e Mars 1653.

La seconde est un contrat de mariage passé entre ledit hault et puissant messire Jacques-Claude de Guergorlay, seigneur marquis du Cludon, fils aisné, heritier principal et noble de hault et puissant messire René de Guergorlay, vivant chevalier, seigneur desdits lieux, et de haute et puissante dame Louise de Guengat, son epouze, ses pere et mere, et haute et puissante damoiselle Janne-Pelage d’Espinay, fille aisnee de feu hault et puissant messire Gabriel d’Espinay et de haute et puissante dame Servanne de Tremignon, son epouze, vicomtesse de Kerinan et autres lieux, du 28e Novembre 1668.

La troisiesme est autre contrat de mariage passé entre messire Jacques de Guengat, [p. 390] chevalier, seigneur de Luynot [3], fils unicque de noble et puissant Jacques de Guengat, chevalier de l’Ordre du Roy, et dame Françoise de Rimezon, sa compagne, seigneur et dame de Guengat, leurs (sic) pere et mere, et damoiselle Marie du Poulpry, fille de noble et puissant messire Allain du Poulpry, seigneur dudit lieu, conseiller du Roy en sa Cour de Parlement de Bretagne, et de feue damoiselle Lucresse le Gac, vivante sa compagne, du 18e Janvier 1606.

Les neufs suivantes sont lettres du roy Henry IVe, portant l’ellection dud. Jacques de Guengat, second du nom, en l’Ordre de chevalier de Saint-Michel, prestation de serment et dellivrance du collier par le seigneur de Sourdeac, lettres missives et commissions des roys Henri III et Henry IV audit de Guengat, pour faire plusieurs levees de gens de guerre, et certiffication dudit seigneur de Sourdeac, lieutenant pour le Roy en cette province, qu’à la bataille de Saint-Brieuc ledit sieur de Guengat portoit la cornette generalle, des 29e Avril et 3e Juin 1603, 15 Aoust 1597, 3e Juin et 11e Septembre 1592, 3 et 26e Mars et 26e May 1589.

La treiziesme est le partage noble et advantageux baillé par ledit Jacques Guengat, second du nom, seigneur de Guengat, à René de Guengat, son frere puisné, aux successions de nobles et puissans René de Guengat et de dame Claude de Cornouaille, leurs pere et mere, du 7e Mars 1583.

La quatorziesme est autre partage noble et advantageux donné par noble et puissant Jacques de Guengat, fils aisné, heritier principal et noble, à dame Claude de Guengat, sa sœur, compagne de noble et puissant Jacques de Nevet, es successions de messire Allain de Guengat, premier du nom, et de dame Marye de Tromelin, leurs pere et mere, du 4e Avril 1535.

Les quinze, saize et dix-sept sont missives du roy François, touchant le mariage qu’il voulut estre fait dudit Jacques de Guengat, premier du nom, avec l’heritiere de Kervern, en consideration des grands services que Allain de Guengat, pere dudit Jacques, seigneur dudit lieu de Guengat, conseiller et maistre d’ostel ordinaire du Roy, lui randoit, du 14e Novembre 1529.

La dix-huitiesme est une constitution de dot et partage que ledit Allain de Guengat, fils aisné, heritier principal et noble de Guyomard de Guengat, fist à dame Constance [p. 391] de Guengat, sa sœur, mariee à nobles homs Louis de Keraer, es successions de Guiomard de Guengat et de dame Janne de Kerharo, leurs pere et mere, du 2e Septembre 1503.

La dixneufviesme est le contrat de mariage dudit Guiomard de Guengat, fils aisné, heritier principal et noble de messire Guillaume de Guengat, chevalier, et de dame Constance de Rosmadec, et dame Janne de Kerharo, du 30e Decembre 1470.

La vingtiesme est le partage noble et advantageux que messire Guillaume de Guengat receut par lad. Constance de Rosmadec, son espouze, de messire Riou de Rosmadec, seigneur de Rosmadec et de Goarloet, frere aisné de ladite Constance, du 16e Septembre 1475.

La vingt-uniesme est autre partage noble et advantageux que ledit messire Guillaume de Guengat, chevalier, bailla, comme fils aisné, heritier principal et noble, à Jan de Guengat, son puisné, dans les successions de messire Jan de Guengat et de dame Perronnelle de la Coudrais, leurs pere et mere, du 23e Mars 1455.

La vingt-et-deuxiesme est un proces verbal de la premiere entree de messire Guy de Bouchet, evesque de Cornouaille, justifiant l’antiquité et prerogative de la seigneurie de Guengat, du 4e Octobre 1480.

Sur le degré de noble et puissant Charles de Guergorlay, pere dudit René, sont raportees quattre pieces :

La premiere est un acte de pourvoyance par laquelle dame Charlotte de la Vouve, vefve de deffunt noble et puissant messire Charles de Guergorlay, chef de nom et d’armes, seigneur du Cludon, fut instituee tutrice et garde de messire René de Guergorlay, seigneur desdits lieux, leur fils aisné, et autres leurs enfans, du 28e Avril 1624.

La seconde est une declaration de majorité dudit messire René de Guergorlay, seigneur du Cludon, par l’advis de ses parans, du 2e Septembre 1627.

La troisiesme est un contrat de dotation de damoiselle Marie de Guergorlay, fille aisnee et mineure de deffunts haults et puissans messire Charles de Guergorlay, chevalier de l’Ordre du Roy, et de dame Charlotte de la Voue, vivans seigneur et dame du Cludon, ses pere et mere, authorisee de messire Claude de Guergorlay, seigneur de Kerangouez, et se portant procureur de haut et puissant messire René de Guergorlay, chevalier de l’Ordre du Roy, seigneur du Cludon, frere aisné de lad. de Kergorlay, du 7e Febvrier 1629.

[p. 392] La quatriesme est autre contrat de dotation de damoiselle Janne de Guergorlay, aussy fille puisnee dudit feu hault et puissant Charles de Guergorlay et femme, fait par messire Claude de Guergorlay, curateur de ladite de Guergorlay, et haut et puissant messire René de Guergorlay, chevalier de l’Ordre du Roy, seigneur du Cludon, frere aisné de ladite de Guergorlay, du 2e Avril 1630.

Sur le degré de noble et puissant Jan de Guergorlay, pere dudit Charles, sont raportees dix-sept pieces :

La premiere est une transaction passee entre noble et puissante dame Marye de Keroignant, dame douairiere du Cludon, mere et tutrice de noble et puissant messire Charles de Guergorlay, son fils aisné de son mariage avec feu noble et puissant Jan de Guergorlay, qui estoit de nobles et puissans Amaury de Guergorlay et Françoise de Kerguisiau, et noble et puissant Jan du Louet, sieur de Coatjunval pretendoit, à cause de sondit fils, par la representation de dame Françoise de Kerguisiau, son ayeulle, du 19e Juillet 1586.

La seconde est l’assiepte faite en execution de ladite transaction, sous les mesmes qualites de nobles et puissans et d’heritier principal et noble, du 1er Avril 1587.

La troisiesme est un contrat d’eschange fait par ladite haute et puissante dame Marie de Keroignant, vefve de noble et puissant messire Jan de Guergorlay, seigneur du Cludon, mere et tutrice de haut et puissant Charles de Guergorlay, leur fils aisné, principal heritier et noble, du 22e Octobre 1587.

La quatriesme est le testament de ladite de Keroignant, dame douairiere du Cludon, du 22e Novembre 1590.

Les cinq, six et septiesme sont un mandement et deux missives du roy Henry IV, par lesquelles il fait sçavoir audit sieur du Cludon qu’il l’a associé dans son Ordre de chevalier de Saint-Michel, suivant le choix fait dans l’assemblee desdits chevaliers, avec commission au sieur marechal de Brissac de lui donner le collier dudit Ordre, du 24e Novembre 1596.

Les huit, neuf, dix, unze et douze sont missives du roy Louis XIIIe et du sieur duc de Vandosme, adressees audit sieur du Cludon, pour se trouver dans les assemblees des Estats de la province, des 20 et 25e Octobre 1611, 23e Septembre 1613, 15 et 19e Septembre 1617.

[p. 393] La treiziesme est un contrat de mariage d’entre noble et puissant seigneur messire Charles de Guergorlay, chevalier, seigneur du Cludon, et damoiselle Charlotte de la Voue, fille de noble et puissant seigneur messire François de la Voue, chevalier de l’Ordre du Roy, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, seigneur de la Pierre, Couldrecieux, et de dame Gabrielle de Kermauvan, son espouze, du 20e Febvrier 1605.

La quatorziesme est un partage noble et advantageux donné par ledit noble et puissant Charles de Guergorlay, seigneur de Cludon, fils aisné, heritier principal et noble, à nobles homs Claude de Guergorlay, sieur de Kerangouez, son frere juveigneur, dans les successions de deffunts nobles et puissans Jan de Guergorlay et Marie de Keroignant, sa compagne, vivant seigneur et dame du Cleuzon, leurs pere et mere, du 13e Septembre 1605.

La quinziesme est un arrest de la Chambre des Comptes, portant la reception d’adveu et declaration y fournis par ledit messire Charles de Guergorlay, sieur du Cleuzon, pour cause du rachapt deu par le deces de ses feus pere et mere, du 7e Juin 1610.

La saiziesme est un autre arrest de ladite Chambre des Comptes, portant l’hommage fait au Roy par ledit messire Charles de Guergorlay à cause des heritages luy escheus et advenus par le deces desdits deffunts Jan de Guergorlay et Marie de Keroignant, ses pere et mere, du 28e Juin 1618.

La dixseptiesme est le testament et derniere volonté de noble et puissant messire Charles, chef de nom et armes de Guergorlay, seigneur du Cluzon et autres lieux, du 26e Avril 1624.

Sur le degré de noble et puissant Amaury de Guergorlay, pere dudit Jan, sont raportees sept pieces :

La premiere est l’accomplissement du mariage et l’assiepte de la dot de damoiselle Marie de Guergorlay, premiere fille de noble et puissant Amaury de Guergorlay, seigneur du Cludon, mariee à messire Allain de Bodigno, par laquelle ledit Amaury, son pere, du consentement de noble et puissant Jan de Guergorlay, son fils aisné, luy donne la terre de Keryavily pour son partage dans la succession escheue de dame Françoise de Kerguisiou, leur mere, du 6e Juillet 1562.

La seconde est un decret de mariage d’entre damoiselle Janne de Bodigneau, fille et unicque heritiere de Allain de Bodigneau et de dame Marie de Guergorlay, seigneur et dame de Bodigneau, avec le seigneur de Kergournadech, fait en l’an 1585.

[p. 394] La troisiesme est un contrat de mariage passé entre escuier Jan de Rosmar, fils unicque et seul heritier presumptif et noble de nobles homs maistre Artur de Rosmar, sieur de Runangoff, et de damoiselle Catherinne de Plouesoch, et damoiselle Janne de Guergorlay, seconde fille dudit Amaury de Guergorlay, sieur du Cluzon, du 3e Mars 1559.

Les quatre et cinquiesme sont deux transactions et partage noble et advantageux donné par ledit Jan de Guergorlay, sieur du Cleuzon, fils aisné, heritier principal et noble, à noble escuier Vincent de Guergorlay, sieur de Kersalaun, son frere puisné, dans les successions de feux nobles et puissans Amaury de Guergorlay et Françoise de Kerguisiou, sa femme, vivans seigneur et dame du Cluzon, leurs pere et mere, suivant leurs gouvernement et de leurs predecesseurs, par l’advis de noble et puissant Marc de Rosmadec, seigneur de Pontcroix, Vincent de Plœuc, seigneur du Timur, et Claude de Kerguezec [4], seigneur de Kergommard, leurs parans, des 11e Avril 1575 et 4e Novembre 1577.

La sixiesme est le decret de mariage de damoiselle Marie de Keroignant, mineure, avec nobles homs Guillaume de Guergorlay, autre puisné dudit Jan, seigneur du Cluzon, par l’advis des seigneurs de Pontcroix, du Timur, de Kerlech, de Penmarch, du Louet et de Kersauson, parans de ladite mineure, lesquels disent consentir le mariage en consideration du sang et du hault lignage dudit de Guergorlay, du 10e Septembre 1578.

La septiesme est un supleement de dot que ledit Jan de Guergorlay, seigneur du Cludon, baille au sieur de Kergommar le Borgne, comme mary de damoiselle Janne Botherel, touchant l’assiepte dudit dot par elle pretendue, par representation de Beatrye de Guergorlay, son ayeulle, grand tante dudit sieur du Cludon, dans les successions de Jan de Guergorlay, quatriesme du nom, et de Marguerite du Boiseon, du 11e Aoust 1576.

Sur le degré de messire Rolland de Guergorlay, pere dudit Amory, sont raportees cinq pieces :

La premiere est une donnation et advancement que ledit Rolland de Guergorlay, seigneur du Cludon, fait, du consentement d’Amaury de Guergorlay, son fils aisné, heritier principal, presumptif et noble, à Jan de Guergorlay, son petit fils et fils aisné dudit Amaury, du 24e Septembre 1549.

[p. 395] Les deux, trois et quatre sont un adveu presenté à la Chambre des Comptes de Bretagne et deux hommages faits au Roy, en icelle, par ledit Amaury de Guergorlay et dame Janne  [5] de Kerquisiou, sa compagne, des 9e Avril 1540, 13e Decembre 1541 et 16e May 1543.

La cinquiesme est un contrat de mariage entre damoiselle Anne de Guergorlay, fille unicque dudit Rolland de Guergorlay et damoiselle Janne Riou, sa femme et compagne, seigneur et dame du Cleuzon, et escuier Pierre le Cozic, sieur de Locdu, fils aisné, heritier principal et noble, presumptif, de nobles homs maistre Jan le Cozic et damoiselle Janne de Coetquelfen, du 28e Decembre 1534, par lequel ledit Rolland de Guergorlay et ladite Riou, sa compagne, declarent faire advantage à leurdite fille, ainsy qu’il est permis à nobles personnes de noble sang, du 28e de Decembre 1534.

Sur le degré de Jan de Guergorlay, quatriesme du nom, pere dudit Rolland, sont raportees six pieces :

La premiere est un acte judiciel portant l’emancipation de Rolland de Guergorlay, fils aisné, principal heritier et noble de nobles gens Jan de Guergorlay, seigneur du Cluzon, du 25e Octobre 1508.

La seconde est le contrat de mariage dudit messire Rolland de Guergorlay, fils aisné, heritier principal et noble de nobles homs Jan de Guergorlay, seigneur du Cleuzon, et damoiselle Janne Riou, dame douairiere de Kerangouez, du 23e Aoust 1510.

Les trois et quatriesme sont un adveu et l’acte de reception d’icellui, fourni au Roy par ledit Rolland de Guergorlay, des terres qui lui estoient escheues de la succession dudit Jan de Guergorlay, son pere, des 10 et 27e Juin 1541.

La cinquiesme est le contrat de mariage de damoiselle Catherinne de Guergorlay, fille dudit Jan de Guergorlay et de damoiselle Marguerite du Boiseon, ses pere et mere, avec escuier Christophle le Bigot, seigneur de Langle, du 28e Mars 1524.

La sixiesme est l’assiepte de la dot et partage noble baillé par ledit Rolland de Guergorlay, fils aisné, heritier principal et noble, à damoiselle Catherinne de Guergorlay, sa sœur puisnee, dans les successions de Jan de Guergorlay, seigneur du Cludon, et dame Marguerite du Boiseon, leurs pere et mere, des 28e Mars 1524 et 4e Decembre 1544.

[p. 396] Sur le degré de Jan de Guergorlay, troisiesme du nom, pere dudit Jan quatriesme, sont raportees six pieces :

La premiere est un acte judiciaire par lequel noble homs Jan de Tournemine, tuteur de Jan de Guergorlay, fils aisné, heritier principal et noble d’autre Jan de Guergorlay, demande qu’il lui soit baillé un curateur et qu’il demeure dechargé à l’advenir de la tutelle, attendu que ledit mineur avoit excedé l’aage de 14 ans et qu’il avoit pour frere et sœur puisnees consanguins Vincent et Alliette de Guergorlay, du second mariage de son pere avec damoiselle Marguerite de Begaignon, du 24e Avril 1466.

La seconde est un contrat de mariage dudit Jan de Guergorlay, quatriesme du nom, seigneur du Cludon, avec damoiselle Marguerite du Boiseon, fille de Perceval du Boiseon, seigneur dudit lieu et de Guerrant, et de dame Anne de Coatrousaut, du 28e Aoust 1469.

La troisiesme est un adveu fourni par ledit de Guergorlay, seigneur du Cludon, au nom de ladite du Boiseon, son epouze, à la seigneurie de la Rochederien, le 12e May 1479.

La quatriesme est un partage à viage et par uzufruit baillé par ledit Jean de Guergorlay, fils aisné, heritier principal et noble, à escuier Vincent de Guergorlay, son frere puisné, dans les successions de Jan de Guergorlay, seigneur du Cludon, leur pere ; auquel Vincent de Guergorlay il baille la terre du Bruil, pour en jouir par uzufruit seullement, du 2e Juillet 1482.

La cinquiesme est le testament de derniere volonté de nobles homs messire Vincent de Guergorlay, chevalier, sieur de Kerrolland, du 15e Janvier 1506.

La sixiesme est une main levee de la succession dudit deffunt messire Vincent de Guergorlay, chevalier, sieur de Kerrolan, prise, sçavoir dans l’estoc paternel, par ledit Jan de Guergorlay, son frere aisné, consanguin, et dans l’estoc maternel par nobles homs Maurice de Plusquellec, seigneur de Bruillac, son nepveu, fils de son frere aisné uterin, laquelle porte que chascun d’eux couvroit son estoc en entier, leur famille estant de gouvernement noble, en datte du 25e Septembre 1507.

Sur le degré de Jan deuxiesme de Guergorlay, pere dudit Jan troisiesme, sont raportees deux pieces :

La premiere est le contrat de mariage dudit Jan de Guergorlay, troisiesme du nom, avec damoiselle Margot de Plusquellec, fille de messire Allain de Plusquellec et de dame Marye de Launay, du 16e Juillet 1450.

[p. 397] La seconde est une transaction passee entre noble escuier Jan de Guergorlay, seigneur du Cludon, fils aisné, heritier principal et seul de noble damoiselle Alliette de Coetquenan, sa mere, decedee en 1458, et Raoul le Roux, du 20e de Janvier 1460.

Sur le degré de Thibault de Guergorlay, pere dudit Jan deuxiesme, sont raportees trois pieces :

La premiere est un adveu baillé par ledit Jan de Guergorlay, fils et heritier principal hoir de feu escuier Thebaut, au sieur de Molac et de Pestivien, de certains heritages et fiefs en Plougonver, luy escheus de la succession dudit Thibault de Guergorlay, son pere, et de celle de dame Janne de Guergorlay, sa tante, à laquelle il avoit succedé, du 3e Janvier 1444.

La deuxiesme est un adveu fourny audit nobles homs Jan de Guergorlay, seigneur du Bruil et de Kerjavily, du 28e Juin 1446.

La troisiesme est un partage que noble damoiselle Alliette de Coetquenan, vefve dudit Jan de Guergorlay, receut de nobles homs Jan de Bouteville, sieur du Faouet, comme pere de Jan, seigneur de Coetquenan, son fils et petit nepveu de ladite Alliette, du 22e Avril 1458.

Sur le degré de Jan de Guergorlay, premier du nom, pere dudit Thibault, sont raportees dix pieces :

La premiere est un acte de fondation faite aux Cordeliers de Quimper, par noble homme messire Jan de Guergorlay, sieur de Kervoda, et dame Alye Bilsic du Bril, Cluson, Keryavily, sa femme, de la somme de cent sols, huit deniers cadins et trois sommes seigle, du dernier d’Octobre 1392.

La seconde est un testament de dame Janne de Guergorlay, dame des Salles, de l’an 1453.

Les trois, quatre, cinq et sixiesme sont adveus fournis au seigneur de Laval, comme seigneur de Guergorlay, en datte des 15e Avril et 23e Juillet 1540 et dernier Aoust 1543.

La septiesme est autre adveu fourni au seigneur du Timur et de Guergorlay, le 18e Decembre 1624.

La huitiesme est un adveu fourni au seigneur de Plœuc et de Guergorlay, le 9e Aoust 1632.

La neufviesme est un eschange passee par nottaires du Vieux-Marché apartenant à Gui de Laval, seigneur de Gavre et de Guergorlay, du 4e jour de Juillet 1491.

[p. 398] La dixiesme est un acte escrit en latin, par lequel Pierre de Guergorlay, qualiffié chevalier du duc de Bretagne, en Cornouaille et Pohair, requiert le senechal de la vicomté de Rohan d’interposer son decret pour la validité d’un acte passé sous sa juriciction, de l’an 1200.

Et tout ce que par lesdits deffendeurs a esté mis et induit, conclusions du Procureur General du Roy, consideré.

La Chambre, faisant droit sur l’instence, a declaré et declare lesdits Jacques-Claude et Vincent de Guergorlay et leurs dessendans en mariage legitime nobles et issus d’antienne extraction noble, et comme tels a permis ausdits de Guergorlay de prendre les qualites d’escuier et de chevalier, et les a maintenus au droit d’avoir armes et escussons timbres apartenans à ladite qualité et à jouir de tous droits, franchises, privileges et preminances attribues aux nobles de cette province, et ordonné que leurs noms seront emploies au roolle et catalogue desdits nobles de la jurisdiction royalle de Lannion.

Fait en ladite Chambre, à Rennes, le 2e Mars 1671.

Signé : J. Le Clavier.

(Grosse originale. — Archives du château des Salles, à Guingamp.)


[1M. des Cartes, rapporteur.

[2Ainsi en blanc dans cet arrêt.

[3Livinot.

[4Il faut lire Kerguezay.

[5Elle est nommée Françoise partout ailleurs dans cet arrêt.