Tudchentil

Les sources sur les gentilshommes bretons

Le donjon du Grand-Fougeray (ou tour du Guesclin), seul vestige du château-fort du XIIIe siècle.
Photo A. de la Pinsonnais (2008).

Monneraye - Maintenue à l’intendance (1700)

Mercredi 31 janvier 2018, transcription de Amaury de la Pinsonnais.

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Source

Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 32286, p. 510.

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Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 32286, p. 510, transcrit par Amaury de la Pinsonnais, 2018, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 18 novembre 2018,
www.tudchentil.org/spip.php?article263.

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Monneraye - Maintenue à l’intendance (1700)
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Louis Bechameil, chevalier, marquis de Nointel, conseiller du roy en ses conseils, maitre des requêtes ordinaire de son hôtel, commissaire departy par Sa Majesté pour l’execution de ses ordres en Bretagne.

Entre maitre Charles de la Cour de Beauval, chargé par Sa Majesté de l’execution de sa declaration du 4 septembre 1696 concernant la recherche de la noblesse, poursuite et diligence de maitre Henry Gras, fondé de sa procuration en cette province, demandeur en assignation du 21 mars 1698, d’une part.

Et dame Genevieve Le Gall, veuve de René de la Monneraye, ecuier, sieur de Bougneuf, faisant tant pour elle que pour Jean Moneraye, ecuier, sieur de Bourgneuf, son fils, major [page 511] du regiment de cavalerie de le Gall [1], demeurant ordinairement en la ville de Rennes, deffenderesse, d’autre.

Veu la declaration de Sa Majesté du dit jour 4 septembre 1696 ; l’arrest du Conseil rendu pour l’execution d’icelle le 26 fevrier 1697 ; l’exploit d’asignation donné devant nous le 21 mars 1698 à la requête du dit de Beauval à la dite dame Monneraye, pour representer les titres en vertu desquels elle a pris la qualité de veuve d’ecuier, sinon et à faute de ce estre condamné aux peines portées par la dite declaration.

L’acte de comparution et declaration fait à notre greffe le dernier jour de juin au dit an 1698 par la dite dame Monneraye de soutenir les qualités de noble et d’ecuier tant pour elle que pour son dit fils.

Genealogie par laquelle elle articule que le dit Jean Monneraye est descendu de Pierre Monneraye, sieur de la Verye, conseiller et secretaire du roy en l’année 1638, qui eut de Marguerite Nicolon, Jean Monneraye, archidiacre de Rennes, Gabriel Monneraye, sieur du Verger, aussi secretaire du roy, et René Monneraye, sieur de Bourgneuf, marié à la dite Genevieve Le Gall, dont sont issu le dit Jean de la Monneraye, deffendeur, au haut de laquelle genealogie est l’ecusson de ses armes, qui sont d’or à la bande de gueule [page 512] chargée de trois testes de lyon arrachées d’argent, lampassées d’or, accottées de deux dragons d’azur.

Pour justiffier ce que dessus, est raporté une copie collationnée des provisions accordées par le roy le 15 novembre 1638 à maitre Pierre Monneraye d’une charge de secretaire de Sa Majesté près le parlement de Bretagne.

Copie des lettres d’honneur expediées le 12 juin 1675 à Gabriel de la Monneraye, ecuier, sieur du Verger, en consideration des services par luy rendus en l’exercice de la dite charge de secretaire du roy depuis le 26 juillet 1654 qu’il en jouissoit au lieu et place de Pierre Monneraye, ecuier, sieur de la Verye son pere et predecesseur, decedé revestu d’icelle.

Contract de mariage du 24 janvier 1654 de noble homme René Monneraye, sieur de Bourgneuf, conseiller notaire et secretaire du roy au parlement, fils de nobles gens Pierre Monneraye, conseiller et secretaire du roy, maison et couronne de France, et de damoiselle Marguerite Nicolon, avec damoiselle Genevieve Le Gall.

Partage du 11 may 1677 fait des biens de Pierre Monneraye, ecuier, sieur de la Verye, vivant conseiller secretaire du roy, et de la dite Nicolon, entre le dit Jean de la Monneraye, archidiacre de Rennes, René de la Monneray, ecuier, sieur de Bourgnouef, et Gabriel de la [page 513] Monneraye, sieur du Verger, secretaire du roy, leurs enfans.
Extrait baptistaire du 5 decembre 1666 de Jean Monneraye, fils de René Monneraye, ecuier, sieur de Bourgneuf, et de la dite Le Gall, legalisé.
Proces-verbal dressé le 28 aoust audit an 1698 par le sieur Beschart, alloué de Rennes, notre subdelegué, de la representation des titres cy-dessus dont il a donné acte pour en estre pris communication par le dit de Beauval.
Desistement par luy fourny.
Tout consideré.
Nous, commissaire susdit, ayant egard à la representation desdits titres et y faisant droit, avons dechargé et dechargeons la dite Genevieve Le Gall de l’assignation à qui luy a esté donnée devant nous le 21 mars 1698 à la requête du dit de Beauval ; en consequence maintenons et gardons ledit Jean Monneraye, sieur de Bourgneuf, en la qualité de noble et d’ecuier d’extraction, et ses descendans nés et à naître en legitime mariage ; ordonnons qu’il jouira des privileges et exemptions attribuées aux autres gentilshommes du royaume, ensemble la dite Le Gall, sa mere, tant qu’ils ne feront acte derogeant à noblesse, et seront inscrits dans le catalogue des nobles de la province de Bretagne qui sera par nous envoyé au Conseil, conformément à [page 514] l’arrest du 26 fevrier 1697.

Fait à Rennes le seizieme janvier mil sept cent.

Signé Bechameil.


[1Il y a visiblement ici une erreur du copiste.