Tudchentil

Les sources sur les gentilshommes bretons

Le château de Suscinio, une des résidence des ducs de Bretagne (XIII-XVe siècle).
Photo A. de la Pinsonnais (2009).

La réformation de 1426

Jeudi 27 janvier 2005, par Norbert Bernard.

Adhérez à Tudchentil !

Notice d'adhésion 2018 à Tudchentil, à remplir et à envoyer avec votre chèque au siège de l'association.

Catégories de l'article

Citer cet article

Norbert Bernard, La réformation de 1426, 2005, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 17 novembre 2017,
www.tudchentil.org/spip.php?article100.

Raisons de la réformation et raisons de sa conservation.

En 1426, la Bretagne est un État souverain. Pour faire face aux dépense de l’État, le duc ne peut plus se contenter des revenus de ses propres domaines, depuis plusieurs années, commes ses voisins, il lève des impôts qualifiés d’« extraordinaires », qualifié de fouage, car il est établi par feu, c’est-à-dire par foyer fiscal.

Pour dénombrer le nombre de sujets soumis au fouage on fait des enquêtes appelées « réformation des fouages ». Et la faço, la plus simple de compter les imposable est de compter la population totale des paroises et de soustraire les non-imposable. Sont non imposable les pauvres et les nobles, ainsi que les métayer des noble, à raison d’un métayé exempté par paroisse pour les noble ayant plusieurs manoirs.

Certaines réformations sont locales (celles de 1444 ou 1448), celle de 1426 couvrit tout le duché.

En 1668, le pouvoir royal exige des nobles de prouver leur noblesse. Il y est alors dit que « [les réformations] qui se sont faites dans le siècle de 1400 ont été estimées très sûres et très véritables ». La chambre des Comptes de Bretagne ouvre ses dossiers et ce texte de 1426 devient une aubaine car la qualité de noble est mentionnée. C’est de cette époque que datent un grand nombre de copie de cette réformation.